MAGAZINE MANAGERS - Janvier 2008 - Les Hard Discounts - Ces champions des bas prix sévissent chez les voyagistes, dans la grande distribution et dans la restauration rapide. Jusqu'où iront ces dégriffeurs adeptes des bas tarifs ? Les compagnies qui proposent des tarifs conventionnels pourront-elles résister à ce raz-de-marée des hard discounters ? Difficile de se prononcer.
Les premiers ont démarré dans l'alimentaire. Aujourd'hui on en trouve dans les tous les secteurs : construction, voyages, blanchisserie, hôtellerie, location de voitures, salons de coiffure. Des nuits d'hôtel à 20.- Euros, des robes à 5.- Euros, comment les low costs s'arment-ils pour offrir ces prix de rêve tout en assurant la rentabilité de leurs affaires ? Premier principe cardinal : éliminer tout facteur de hausse des prix; par exemple à Lidl, la caissière est une femme à tout faire. En même temps qu'elle tient la caisse, elle range les rayons, reçoit les commande et assure la propreté du magasin. Chaque Lidl compte en moyenne 8 employés contre 25 à Monoprix et le service de sécurité n'y est disponible qu'aux heures de pointe.
A bord des avions Easy Jet, l'hôtesse de l'air est aussi ménagère, les repas et boissons sont payants et les voyageurs débarqués dans des petits aéroports. La présence d'employés polyvalents et sur-occupés limite également le recrutement du personnel.
Deuxième principe immuable des hard discounters : la standardisation de l'offre. Quand des grandes surfaces proposent 15'000 produits, Aldi ou Lidl s'en tiennent à quelques centaines et compressent au maxi les dépenses afférentes à la logistique. Qui dit mieux ?